EÑVORENN BANALEG |
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JANVIER
10 janvier (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 29 décembre 1891 : Chasse la nuit : Le Baill Jean-Marie, 15 ans ; Le Guen Guillaume François, 18 ans : Guernalec Jérôme, 17 ans ; Autret Gorentin Louis, 16 ans ;. Guillou Jean Baptiste, 16 ans, tous demeurant à Bannalec, chacun à une amende de 50 fr. Le Guen, Aulret, Guillou, Le Baill, chacun père de leur homonyme ci-dessus et Thérèse Guernalec mère, ont été déclarés civilement responsables des condamnations pro noncées contre leurs enfants.
FEVRIER
5 février (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 2 février 1892 : Délits de chasse : Burel François Christophe, 27 ans, journalier au bourg de Bannalec, en une amende de cinquante francs et aux frais.
13 février (L'Union Agricole)
Vols : Plusieurs vols ont été commis successivement au préjudice dn nommé Le Gall Christophe, cullivaleur à Moustoulgoat. Le dernier, commis dans la matinée de jeudi dernier, amènera probablement la découverte de l'auteur, car de graves soupçons pèsent sur un individu habitant le bourg de Bannalec.
19 février (L'Union Agricole)
P.V : Procès-verbal a été dressé mardi dernier contre la nommée Le Moal, marchante ambulante, pour avoir contrevenu à l'arrêté du préfet du Finistère interdisant d'attelerdes chiens aux voitures et véhicules quelconques.
MARS
11 mars (L'Union Agricole)
Gendarmerie : M. David, gendarme à Bannalec, est nommé brigadier à cheval à Gourin.
16 mars (L'Union Agricole)
Rixe : Les nommés Le R... Louis, forgeron, et H... Jean, couvreur, ne sont plus amis. Une affaire qu'ils ont eue en justice de paix il y a quelques mois les a brouillés. Le R.... qui avait été cité par H... lui avait depuis gardé une rancune sourde. Le 12 courant, les deux irréconciliables se sont rencontrés au débit du sieur Quéré. Le R..., sans aucune provocation, donna à H... un violent coup de poing à la figure. Ils s'ensuivit que les deux individus se coletèrent vigoureusement. Heureusement pour eux des personnes présentes à cette scène de pugilat y mirent aussitôt fin. Sur la plainte de H... procès-verbal a été dressé contre Le R...
25 mars (L'Union Agricole)
Vol : Depuis une quinzaine de jours, le sieur Norvez Yves, cultivateur à Gamer, constatait que des individus devaient couper de l'ajonc dans son champ. Malgré la surveillance exercée, les mêmes faits se reproduisaient journellement. Soupçonnant fort ses voisins d'être les auteurs de ces vols, il plaça ses deux fils en observation, dimanche matin, à deux heures, dans le champ d'ajonc. Vers quatre heures, un individu qui fut reconnu pour le nommé Trégourez François, journalier au même village, arriva dans le champ. Ils le laissèrent faire et lorsqu'il s'apprêtait à emporter sa charge d'ajoncs, ils sortirent de leur cachette. Dans l'impossibilité de nier, Trégourez a dû avouer qu'il était bien l'auteur des précédents vols et que le besoin seul l'y avait poussé. Sur la plainte de Norvez, procès verbal a été dressé.
AVRIL
15 avril (L'Union Agricole)
Incendie : Un tas de 800 fagots appartenant au nommé Laurent, boulanger, au bourg, a élé complètement consumé par le feu dans la matinée de lundi dernier. On croit qu'il a été allumé par une main criminelle. Une enquête est ouverte à ce sujet. Les pertes de Laurent sont estimées à 100 fr. et sont couvertes par une assurance.
17 avril 1892 (L'Union Agricole)
Gendarmerie : Par décision du ministère de la guerre en date du 2 avril, le brigadier Sorin, de la brigade de Bannalec, est nommé maréchal des logis à Pont-L'Abbé. Il est remplacé dans ses fonctions par M. Bellon, maréchal des logis chef au 2e régiment d'artillerie. Pendant son séjour à Bannalec, M. Sorin avait su s'attirer toutes les sympathies. En lui présentant nos félicitations pour son avancement mérité, nous avons la certitude d'être l'interprête de la population du canton de Bannalec en lui exprimant les regrets que causera son départ.
24 avril 1892 (L'Union Agricole)
Gendarmerie : M. Bellon, maréchal des logis chef au 2e Régiment d'artillerie, est nommé brigadier à cheval à Bannalec.
29 avril 1892 (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 26 avril. : Bris de clôture : Le 20 avril courant, Pichon Louis, âgé de 32 ans, couvreur, fut arrêté au bourg de Binnalec par la gendarmerie qui le croyait en état de vagabondage Au bureau du brigadier, il brisa une vitre. Pichon n'était pas en état de vagabondage mais il fut maintenu en état d'arrestation pour le bris de clôture. Le tribunal l'a condamné à 2 jours de prison.
Vol de bois et mutilation d'arbres : Marie-Louise Fléiter, veuve Dizet, journalière à Bannalec, à 30 jours de prison. Fléiter Corentin, à six jours de la même peine, avec application de la loi Béranger.
MAI
11 mai (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 3 mai. : Vol de récoltes : Trégourès Guillaume (se disant François), 40 ans, journalier au Gamer en Bannalec, à 24 heures de prison (suspension de la peine). Vol d'une montre avec sa chaîne : Salaun François, 21 ans, joueur de biniou, demeurant à Kerliver en Bannalec, à 8 jours de prison.
15 mai (L'Union Agricole)
Incendie : Dans la nuit du 11 au 12 courant, un incendie a détruit, au village de Keremboyec, un corps de bâtiment comprenant : une maison d'habitation ayant 33 m. de longueur ; une maison servant de débarras, de 10 m, ; une autre maison dont une partie servant d'écurie et l'autre de dépôt à divers instruments agricoles ; deux écuries, une grange et uu tas de paille de 1 500 kg environ. C'est vers deux heures du matin,que le propriétaire M. Gorret Henri, a été subitement éveillé par les cris de son petit enfant. La maison était embrasée et une épaisse fumée s'en dégageait. Les époux Gorret eurent juste le temps de sortir avant l'effondrement de la toiture. On put sauver le bétail seulemenL Le reste, bâtiments, blés, instruments, mobilier, tout est devenu la proie des flammes cn quelques instants. Il a été impossible de combattre l'incendie. Les perles sont évaluées à 13 000 fr. couverts par une assurance.
JUIN
19 juin (L'Union Agricole)
Nomination à la mairie : M. Houssait, Chevalier de la Légion d'honneur, premier maître de timonerie en retraite à Quimperlé, vient d'être nommé secrétaire de la mairie de Bannalec en remplacement de M. Simon à qui ces fonctions ont été retirées. Nous ne pouvons qu'approuver l'heureux choix fait par M. le Maire de Ban nalec ; il trouvera en M. Houssait un auxiliaire intelligent, probe et consciencieux. Quand à ce dernier nous sommes heureux de lui adresser nos sincères félicitations.
JUILLET
13 juillet (L'Union Agricole)
Filouterie ? : M. Tréguier Jérôme débitant au bourg avait comme pensionnaires depuis le mois d'avril, deux ouvriers charrons nommés Le Berre Alexis originaire de Champagnies les marais (Vendée) et Lavat Yves, de Guiscriff. Mercredi malin, M. Jégou chez qui ils travaillaient, surpris de ne pas les voir arriver, alla s'enquérir auprès de leur logeur. Celui-ci ne les ayant pas aperçus, alla frapper à la porte de leur chambre. Pas de réponse. M. Tréguier ouvrit et à sa grande stupéfaclion il constata que ses clients avaient déguerpi dans la nuit , emportant le peu effets qu'ils possédaient. Le Berre avait été réglé la veille par son patron mais Lavat n'avait rien touché sur les 26.50 fr. qui lui restaient dus, ce qui ne l'a pas empêché de suivre son camarade. M. Tréguier a porté plainte contre ces individus.
AOUT
10 août (L'Union Agricole)
Vol : La nommée Marie Jeanne Goaon, journalière à Ty-Névez, a été victime d'un vol le 4 courant. Elle était partie ce jour de chez elle, vers dix heures dn matin, pour aller travailler dans les champs au village de Rosuel. Quand elle rentra, vers dix heures du soir , la porte de son habitation était ouverte. Présumant aussitôt nn vol, elle alla à son armoire où tout était pêle-mêle. Tout l'argent qu'elle possédait dans ce meuble, soit 25 francs en pièces de 5 f. et 45 en billon, avait disparu. Un livret de caisse d'épargne postale portant le n° 299269 n'avait non plus pu résister à la tentation du voleur. La femme Provost, belle-fille de la victime du vol. qui demeure dans le même corps de bâtiment, n'a remarqué personne rôdant autour de la maison. Celle femme s'était également absentée vers dix heures du matin pour laver du linge et n'est rentrée chez elle qu'à deux heures. Il est donc hors de doute que le vol a dû être commis dans l'intervalle de ces absences simultanées. L'enquête se poursuit très activement.
19 août (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 9 août : Vol de bois : Françoise Le Berre femme Toupin, 20 ans, Guillou Mane Jeaune, 27 an demeurant à Kervinic, chacune 48 heures de prison.
Vol de souliers et de chapeau : Le Maguer Louis 36 ans, journalier à Pont Glaeres, 8 jours de prison.
Vol d'argent : Le 12 juin dernier, les nommés Guérer Hélène, 16 aus, et Quender Louis 10 ans tous les deux domestiques chez les époux Corentin Stéphan, cultivaleurs à Kerandun en Bannalec, se trouvaient seul daus la maison de leurs maitres. Quender dans une pièce, la jeune fille dans une autre , quand celle ci entenditt se produire un bruit comme des pièces d'or se choquant l'une contre l'autre. Elle s'approcha de la pièce d'où venait ce bruit et vit Quender qui, sur sa malle, comptait par piles de trois, des pièces de 20 fr.
Elle compta 16 pièces 16 pièces de 20 fr et 2 de 10 fr. Etonnée de voir Quender en possession de tant d'or, elle en fit part à ses maîtres qui vérifièrent l'argent qu'ils avaient dans l'armoire. Ils constatèrent un manquant s'élevant à 340 fr. Interrogé sur la provenance de cette somme, Quender prétendit l'avoir reçue de son père en dépôt pour la soustraire à la convoitise de ses soeurs. La gendarmerie fit une perquisition dans le banc coffre de Quender qui amena la découverte d'une somme de 280 fr., somme qui avec celle de 60 fr. dépensée pour l'acquisition d'un costume complet, constituait bien la somme de 340 fr. volée aux époux Stéphan. Quender a été condamné à 6 mois d'emprisonnement.
21 août (L'Union Agricole)
Vol : Le 14 courant, vers six heures du soir, le sieur Berthelot, âgé de 32 ans, carrier, demeurant à Loge-Brout, en Scaer, entrait à l'auberge Riou, en compagnie de la femme Trégourez, âgée de 32 ans, demeurant au moulin de Quimerch, et lui payait une consommation. Il sortit de cette maison, toujours accompagné de cette femme, pour se rendre à la gare. En route, ils entrèrent dans un champ, où Berthelot s'endormit. Quand il se réveilla, il s'aperçut de la disparition de son porte-monaie, contenant quatre pièces de 5 francs. La femme Trégourez était partie. Berthelot la soupçonna immédiatement de l'avoir volé ; il retourna sur ses pas et la rencontra au milieu du bourg. Il la saisit pas le bras et cria : « Au voleur I » Deux gendarmes accoururent et arrêtèrent l'homme et la femme, tous les deux sérieusement influencés par la boisson. Interrogée sur le fait qui lui était reproché, cette femme nia d'abord, puis déclara que Berthelot lui avait remis son porte-monnaie pour prix de ses faveurs. Berthelot n'a aucun souvenir de cela et assure n'avoir rien donné. Devant ces faits, la gendarmerie a arrêté la femme Trégourez pour vol et a remis à Berthelot son porte-monnaie, qui ne contenait plus que 16 fr. 55, le reste ayant été dépensé par la femme Trégourez.
SEPTEMBRE
4 septembre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 31 août : : Vol d'argent : Trégourés Marie-Isabelle femme Duval, 32 ans, journalière demeurant à Quimerch en Bannalec, à un mois d'imprisonncment.
11 septembre (L'Union Agricole)
Vol : : Mercredi dernier, un nommé Morin Louis, fumiste, domicilié à Kerentrech-Lorient, passait devant chez M. Côme, bourrelier et débitant au bourg, lorsqu'il fut interpellé par le nommé B... peintre avec lequel il avait voyagé la veille. Ce dernier l'invita à prendre une consommalion. Morin rendit la politesse, mais ayant déjà bu plusieurs verres avant d'entrer chez M. Côme il finit par se trouver en état d'ivresse. Il demanda à M. Côme un endroit où il pourrait se reposer. On lui indiqua le grenier. Morin s'y rendit et s'allongea sur la paille, B... quoique complètement à jeun l'y suivit et fit comme lui. A son réveil, le fumiste, en cherchant son porte-monnaie, qui devait contenir 20 ou 22 fr., constata avec surprise qu'il avait disparu. Ses soupçons se portèrent aussitôt sur B... qui questionné nia énergiquement le vol qui lui était reproché. L'enquête continue.
16 septembre (L'Union Agricole)
Fête patronale : La fête patronale de Bannalec, favorisée par un temps superbe, a été, cette année, des plus brillantes et des mieux réussies. Dès le matin, la plus grande animation régnait partout ; à midi, la foule encombrait les rues ct les places du bourg ; les costumes rivalisaient de fraîcheur et de richesse. Les nombreux étrangers venus de tous les alentours ont dû emporter chez eux un bon souvenir de cette fête et de cette belle journée. Les amusements ont eu lieu suivant le programme. Les courses de chevaux ont été beaucoup remarquées, tant pour le nombre que pour la qualité des animaux qui étaient engagés.
Les luttes, qui ont eu lieu dans nn endroit bien choisi pour la circonstance, ont émerveillé des gens qui, cependant, en ont déjà vu beaucoup. Les meilleurs lutteurs des environs s'étaient donnés rendez-vous ; Melgven, Scaër, Guiscriff, etc., avaient des représentants qui, pendant une heure et demie s'en sont donné à... croche que veux-tu. Enfin la journée s'est terminée par la gavotte d'honneur dans laquelle figuraient les meilleurs danseurs. Le mardi, les binious ont joué toute la journée et dans l'après-midi beaucoup de jeux variés ont fait rire les spectateurs encore bien nombreux qui les suivaient avec intérêt. Voici la liste des prix :
Courses de chevaux : Au galop : Dagorn, de Rosporden; Lochouarn et Gornouec Jean-Marie, de Bannalec ; Le Moing, de Mellac.
Au trot : Vigot, de, Scaër ; Kerhervé, de Kernével ; Boëdec et Lochouarn, de Bannalec.
Courses de vélocipède : Distance : 2 kilomètres : Lair Gustave, de Lorient, en 5' 30" ; Brangoulo, de Quimperlé, en 5' 45'; Even, de Pont-Aven, en 6'.
Courses d'hommes : Jégou, Burel et Guiffant, de Bannalec.
Courses d'enfants : Hingant, Monchicourt et Sinquin de Bannalec.
Luttes : Simon Jean Louis, de Guiscritf ; Guillou, de Kernével ; Gouiffés, de Bannalec; Jambou Louis, de Bannalec ; Le Gall, de Saint-Thurien ; Burel, de Bannalec Guillou, de Melgven ; Jambou François, de Bannalec.
Gavotte d'Honneur : Henry Jacques ; Le Gall Louis; Landrein Yves ; Gornouec Louis ; Scavennec ; Sinquin Jean.
28 septembre (L'Union Agricole)
Défilé : Bannalec a eu lundi la bonne et rare fortune, de voir séjourner pendant près de deux heures, sur la place du bourg, les deux bataillons du 118° revenant des grandes manœuvres et retournant à Ouimper. Cette surprise nous avait été réservée par le maire qui avait demandé cette halte au colonel. La municipalité et les habitants du bourg ont vivement remercié le colonel de l'avoir accordée. Arrivés vers huit heures un quart, nos soldats, très alertes ont formé les faisceaux, puis ils se sont dispersés pour faire le café et prendre un repas substantiel. Vers 9h30 la musique a joué quelques morceaux qui ont été fort applaudis. A 10h1/4 les deux bataillons se sont, remis en marche.
OCTOBRE
2 octobre (L'Union Agricole)
Accident : : Un accident de voiture est arrivé mardi dernier au nommé Clerch François, demeurant au village de Trémeur, Cet homme revenait de la foire de Pont-Aven avec sa femme, lorsque, près du moulin du Plessis en Riec, une voiture l'a heurté et lui a passé sur la jambe droite. On s'empressa de le relever et de prévenir M. le docteur Grias, de Pont Aven, qui a constaté une fracture du genou droit. L'auteur de cet accidernt, le sieur David, de Corbet, qui avail fait tout son possible pour l'éviter, a reconduit le blessé à son domicile.
16 octobre (L'Union Agricole)
Vol : : Un vol d'une somme de 100 à 110 francs a été commis mercredi dernier au préjudice du nommé Colas Louis, garçon au service de M. Laplume, à Quimperlé. Cet homme qui revenait de Scaër, où il s'était rendu pour livrer des marchandises, avait arrêté sa voiture près de la maison de Mlle Le Bail, épiciôre au bourg de Bannalec, et y était entré pur faire une commission. Il en sortit au bout de dix minutes environ et s'apprêtait à monter dans sa voiture, lorsqu'il s'aperçut que la petite boîte qui renfermait les recouvrements de la journée avait disparu. Il s'informa aussitôt auprès de l'épicière ; Mlle Le Bail ne put donner aucun renseignement à ce sujet. Colas porta aussilôt plainte à la gendarmerie, mais malgré des recherches immédiates, l'auteur de ce vol, qui d vait connaître parfaitement la siluation de Colas, n'a pu être découvert. L'enquête continue.
23 octobre (L'Union Agricole)
Assassinat ? : Un individu a été trouvé mort, ce matin, sur la route de Kernével. Le décès de cet homme ne serait, paraît-il, pas naturel. On croit qu'il a été assassiné. Le parquet de Quimperlé a été pré venu télégraphiquement.
26 octobre (L'Union Agricole)
Accident : Voici de nouveaux renseignements sur l'accident arrivé vendredi à Bannalec. La victime, M. Toupin Yves, de Bannalec, rentrait de Quimperlé le 21 courant sur son char à-bancs. Il s'arrêta au débit tenu par les époux Fromentin à Creis-Obet où il acheva de s'enivrer avec un nommé Le Fur, qu'il ramenait dans sa voiture. A moins d'un kilomètre de cette auberge, qu'il a quittée vers 6 heures du soir, Toupin a été trouvé mort dans une douve profonde d'environ 2 mètres, le cheval et la voiture à côté de lui. Le cheval n'a qu'une légère blessure ; la voiture n'a subi ancune avarie. Le cadavre était accroupi, la face contre terre, quand il a été trouvé. Deux contusions, mais peu étendues, existaient au visage, l'une à la joue droite, l'autre au nez. On suppose, — et c'est 1à entre toutes, l'hypothèse la plus vraisemblable, que Toupin ayant arrêté son cheval pour une raison qui reste inexpliquée, celui-ci qui a le défaut de reculer, toutes les fois qu'il est arrêté dans sa marche, ne se sentant pas dirigé énergiquement, sera sans doute tombé dans le fossé. En même temps, Toupin serait tombé de la voiture la tête la première. Le choc a dû très probablement étourdir Toupin sur le coup, et, le froid et l'ivresse aidant, déterminer instantanément la congestion qui a amené la mort. Toupin pouvait avoir dans sa commune quelques ennemis ; mais de là supposer qu'un d'eux l'ait assassiné est trop exagérer. Il était du reste fort estimé et croyons nous à l'abri de toute attaque dirigée contre lui sur une grande route. Il fallait, pour le vaincre, lui tendre un guet-apens ; c'est ce que chacun supposa dans Bannalec dès qu'on connut sa mort ; mais il est certain qu'il n'y avait rien de fondé dans cette iumeur puisqu'il n'a même pas été procédé à l'autopsie du cadavre. La justice s'est transportée le lende main à Kernével, lieu de l'accident, et a entendu quelques témoins, puis à Kernervet au domicile de Toupin où il a été procédé à l'examen du cadavre.
NOVEMBRE
16 novembre (L'Union Agricole)
Vol : Depuis déjà quelque temps M. Landrein François, cultivateur à Moustoulgoat, constatait chaque jour qu'on lui enlevait des rutabagas de son champ situé à une distance relativement éloignée de sa maison. Trouvant que ces vols avaient trop duré et qu'il importait de mettre fin à ces rapines, vendredi il ordonna à son domestique de se poster dans le champ. Le serviteur n'eut pas longtemps à attendre, car bientôt un individu apparut se dirigeant vers les tas de rutabagas qu'on avait tirés la veille. Il en remplit un sac, puis en enfourcha quelques autres sur un bâton et ainsi approvisionné, se disposait à regagner paisiblement sa demeure, en homme heureux d'une aussi bonne accasion. Mais le cri de : « au voleur » retentit à ses oreilles et à peine l'écho l'eut-il répété que le voleur se sentit saisir par deux mains vigoureuses. Ainsi surpris, M . . . Jean, c'est le nom du voleur , ne put nier l'acte qu'il venait de commettre. M. Landrein a aussitôt porté plainte.
18 novembre (L'Union Agricole)
Accident : Le 14 courant, le nommé François Joseph, mendiant, setrou vait dans la cour de la gare au moment où le train de midi arrivait. François qui était en état d'ivresse voulut entrer dans la salle d'attente pour voir le train. En entrant il heurta le trottoir et tomba si malheureusement qu'il se fractura la jambe gauche. Une personne le croyant plutôt ivre, le releva et le déposa sur le gazon de la cour. François s'endormit à cet endroit et ne se réveilla que deux heures plus tard. Il voulut alors gagner le bourg, mais il ne pouvait se servir de la jambe fracturée, et force lui fut d'aller à quatre pattes. Des gendarmes le rencontrèrent cheminant ainsi et lui en demandèrent la cause. Le mendiant leur conta l'accident. M. la docteur Le Moaligou, de Quimperlé, vint à passer sur le fait et constata en effet une fracture assez grave. II délivra d'urgence un certificat pour l'admission à l'hôpital du malheureux mendiant.
DECEMBRE
11 décembre (L'Union Agricole)
Adjudication : samedi 7 janvier prochain, a deux he res de l'après-midi, il sera procédé par le Préfet du Finisière à l'adjudication, sur soumissions cachetées, des travaux ci-après : Chemin de prande communication n° 22 : Reconsiruclion du pont Meya (2 arches), sur la rivière le Ster-Goz ou Roshuel. Montant des travaux, 2.885 fr. 65 ; somme à valoir pour dépenses imprévues, 114 fr. 35 c. ; Total général, 3.000 fr. Election de domicile à Bannalec ; cautionnement : 100 fr.