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Congrégation Saint Joseph de Cluny

Durant plusieurs décennies, les Soeurs de Saint Joseph de Cluny ont oeuvré au plus prés des bannalécois. C'est en 1866 qu'elles s'installent rue de Rosporden, dans les immeubles achetés en 1866.

Samson Marie Charles Guyho (1778-1855) et son épouse Marie Angélique Catherine Daniel de Beauprés (?-1838) se rendent acquéreurs des premiers bâtiments en 1806 puis en 1816. En 1844, grace au cadastre napoléonien, il est possible de préciser les maisons et terrains situés rue de Rosporden :

C-8 : maison de 4 ares et 19 centiares
C-9 : maison appelée "Le Pavillon" de 32 centiares,
C-16 : "jardin d'en bas", pépinière de 12 ares et 49 centiares
C-21 : "jardin d'en haut", jardin de 10 ares et 14 centiares

Par un acte notarié de Maître Adolphe Chardon, le 14 septembre 1845, Samson Marie Charles Guyho (1778-1855) fait donation des ses biens immeubles à ses 3 enfants. Immédiatement les 3 enfants Guyho, Corentin, Mélanie et Angélique Louise Marie (1814-1852) procèdent au partage en incluant ceux de leur mère décédée. Les immeubles situés rue de Rosporden sont attribués à Angélique, sans soulte. Décédée célibataire, ses biens reviennent par moitié indivise à son frère et à sa soeur

 

Le 26 septembre 1866, Guyho Corentin Marie Charles (1806-1889) et sa soeur, Mélanie Marie Marguerite Guyho (1820-1896), en religion Soeur Victoire, fille de Saint Vincent de Paul demeurant à Rome vendent le fonds et une partie des bâtiments à la Congrégation des Soeurs de Saint Josph de Cluny, représenté par Madame Thérèse Anne Eliza Javouhey, en religion Soeur Marie Thérèse, Conseillière des soeurs de Saint Joseph de Cluny. Dès cette année 1866, les "Soeurs bleues" de Saint Joseph de Cluny ouvre une école libre pour filles. Puis à la demande de la municipalité, les Soeurs vont accepter d'accueillir également les filles de l'école publique jusqu'en 1886.

En 1906, les 3 Religieuses s'occupent de faire la classe à 135 élèves externes et il y a 21 pensionnaires.

En 1926, le 15 mai en l'étude de Maître Biger se déroule la vente par adjudication des immeubles de la Congrégation de Saint Joseph de Cluny. C'est Louis Jean Prat (1879-1960), principal clerc de notaire qui agit comme mandataire de Marie Perrine Raguenes (1858-1930), en religion Marie Sainte Othilde, demeurant 21 rue Méchain à Paris, Supérieure générale de la Congrégation. La vente est proposée en 2 lots :

Premier lot

1°) Une maison construite en maçonnerie de moellons et de pierres de taille couverte en ardoises, ayant cave, rez de chaussée, étage et mansardes.
2°) Une cour avec puits et petit bâtiment construit en maçonnerie de moellons couvert en ardoises, au levant de la maison sus désignée.
3°) Un bâtiment construit en maçonnerie de moellons et pierres de taille, couvert en ardoises, ayant rez de chaussée et étage au nord de la cour.
4°) Un jardin avec écurie et cabinets, au nord de bâtiment,
5°) Un autre jardin au nord du précédent.

Ces immeubles d'un seul tenant, figurent au plan cadastral sous les numéros 8P, 19, 21 et 16 de la section C et contiennent sous fonds 26 ares, 57 centiares. Ils donnent dans leur ensemble du midi sur la rue de Rosporden et le second lot ci-après, du couchant sur les propriétés Vallégant et Quéré, du nord sur les propriétés Quéré et Sinquin et du levant sur les propriétés Sinquin, Veuve Goapper, Bernard, Naour Julien, Landrein Christophe et le second lot ci-après.

Second lot

1°) Une maison en construction, élevée sur cave
2°) Une petite cour au nord de la dite maison.
3°) Des moellons provenant des fouilles de la cave de cette maison.
4°) Un droit de passage à toute occurrence de 3 mètres de largeur sur une hauteur de 33 mètres au dessus du sol à exercer au couchant du second lot pour desservir les immeubles composant ce lot.

Ces immeubles d'un seul tenant figurent au plan cadastral sous les numéros 9, 8P de la section C et contiennent sous fonds 1 are et 24 centiares. Ils donnent dans leur ensemble, du midi sur la rue de Rosporden, du levant sur les propriétés à Joseph Guillou et Christophe Landrein et de tous autres endroits sur le premier lot.

Le pignon midi du bâtiment limitant la cour du second lot sera mitoyen entre les adjudicataires des deux lots. Les murs clôturant la cour du second lot, comme le pignon couchant de la maison désignée sous l'article premier de ce lot seront mitoyens entre les adjudictaires. L'adjudicataire du second lot sera tenu de clore à ses frais, au nord et au couchant par des murs en maçonnerie de 2,50 mètres au dessus du sol en compensation du droit de passage accordé.

C'est Victor Morvezen (1895-1971) qui se porte acquéreur du premier lot pour la somme de 120 000 francs. Mais immédiatement il déclare avoir enchéri :

1°) au nom d'Alexandre Stanquic (1887-1956) époux de Germaine Goapper, second maître infirmier demeurant à Lorient, pour une portion ainsi qu'elle est délimitée entre les parties à prendre au bout nord, côté midi du champ nommé "Ar jardin d'en bas", figurant au plan cadastral sous le numéro 16 P de la section C et contenant en fond environ 3 ares 11 centiares. Cette portion de terrain ayant mur nord sur la propriété à Jean Sinquin a une profondeur moyenne de 16 mètres à partir des maisons Stanquic et Sinquin ; les limites midi étant la propriété exclusive de Julien Le Naour et du mineur Bernard. En outre, Julien Le Naour aura au nord de la partie d'écurie, une surface de 3 mètres de longueur 1,20 mètre de profondeur, pour mettre cette partie en ligne droite avec le reste de sa propriété. Un mur mitoyen en briques agglomérées de 2,10 de haut au dessus du sol sera fait à frais communs entre MM. Stanquic et Julien Le Naour acquéreur de l'autre partie de cette parcelle de terre. M. Alexandre Stanquic a déclaré accepter l'adjudication au prix de 6 000 francs.

2°) Et pour Julien Le Naour (1890-?) époux de Pélagie Kerbiquet, boulanger pour le surplus du champs nommé "Ar j'ardin d'en bas" ; Cette portion de jardin ayant fossé nord sur Jean Sinquin, fossé couchant sur Mme Quéré, murs mitoyens sur le jardin d'en haut et mur mitoyen sur jardin à Christophe Landrein contient sous fonds environ 9 ares, 38 centiares. Julien Le Naour est tenu de boucher les ouvertures se trouvant dans les murs mitoyens séparant le jardin d'en bas sur le jardin d'en haut. Il déclare accepter l'adjudication au prix de 14 000 francs.

3°) Le reste du premier lot, Victor Morvezen déclare l'accepter pour 100 000 francs.

Pour le deuxième lot, c'est Mathias Louis René Hingant (1881-?) peintre époux de marie Anne Philomène Brigant (1883-?) qui est déclaré acquéreurs pour 25 000 francs.

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