Bannalec

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Bannalec en 1885

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1895
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1898
1899

JANVIER

2 janvier (L'Union Agricole)
Incendie : Le 19 décembre dernier, un incendie dont on ignore la cause mais que l'on suppose être accidentelle, a éclaté aux village de Stan Gaënou en Bannalec. Une maison d'habitation, appartenant au sieur Dudal Jean, cultivateur a été brûlée. Vers 11 heurs du matin, les époux Dudal s'étaient absentés, la femme pour aller au villagede Porson et le mari pour aller ramasser des feuilles dans le champ attenant à sa maison. C'est de là que celui ci, vers une heure de l'après midi, aperçut de la fumée sortant de son habitation. Il donna aussitôt l'alarme mais lorsque les voisins arrivèrent, le plancher s'effondrait et tout ce qu'on pu faire fut de sauver une armoire et un lit. La perte est évaluée à 1 062 francs couverte par une assurance.

FEVRIER

6 février (L'Union Agricole)
Incendie : Le 1° février, de 10 à 11 h du matin, un incendit a détruit au village de Berras (Bérot ?) un hangar, dans le grenier duquel étaient enmagasinés du grain et divers objets ; deux meules de paaulle appartenant au sieur Huiban René cultivateur ont également été la proie des flammes. Vers 9 h, les époux Huiban s'absentaient : le mari pour aller payer son fermage à Mellac et la femme pour aller à la messe à bannalec. Ils laissèrent leurs trois enfants en bas âge à la garde de leur bonne âgée de treize ans. Ce feu a été aperçu par cette dernière qui a aussitôt donné l'alarme. Mais lorsque les voisins sont arrivés, il était trop tard. Rien n'a pu être sauvé. On ignore la cause exacte de cet incendie. Les pertes sont évaluées à 1 860 francs. Elles ssont couvertes par une assurance.

Vol : Dans la nuit du jeudi à vendredi dernier, un mmalfaiteur de la pire espèce s'est introduit dans l'églse de cette commune, en en fracturant les portes au moyen d'une barre de fer trouvée dans le cimetière. Tout a été fouillé : la sacristie, les armoires, les tiroirs, ces derniers sans effraction, les clefs se trouvant dans les serrures. C'est le voleur qui a été volé. Il n'a en effet trouvé aucun objet précieux qu'il put emporter et a du se contentter de boire, en guise de consolation sans doute, un reste de vin blanc, qui s'est rencontré sous sa main.

MARS

21 mars (L'Union Agricole)
Vol : Nous apprenons qu'un vol de 350 francs a été commis au préjudice de M. Tallec par un cabaretier de cette localité. La gendarmerie informée immédiatement a rrêté le coupable et l'a mis sous les verroux en attendant sa condamnation.

MAI

9 mai (L'Union Agricole)
Bureau télégraphique : La création d'un bureau télégraphique municipal a été autorisé par décision ministériel du 25 avril dernier.

20 mai (L'Union Agricole)
Mort subite : M. Le Doeuff ouvrier maçon est mort subiitement. On attribue de décés à un abus de boisson.

23 mai (L'Union Agricole)
Bagarre : Jeudi de la semaine dernière, Jégou Sébastien charron buvait en compagnie de Guillou Yves dans le débit tenu par le sieur Valégant à la gare, quand il fut traité de pitouche par Le Dérout qui entrait. Cela veut dire en breton : un homme incapable d'avoir des enfants. Les deux hommes aussitôt pris d'une fureur sauvage, se sont roulés sur le sol et se sont mis à s'assommer de coups de poings. Jégou l'insulté qui en a le plus reçu a porté plainte à la gendarmerie. Celle ci a dressé procés verbal. Il parait que les deux hommes s'en veulent depuis longtemps déjà.

27 mai (L'Union Agricole)
Nominations : Melle Paugam, institutrice à Saint Jacques en Bannalec est nommée en remplacement de M. Torillec. Melle Piriou institutrice adjointe à Arzano est nommée pour la remplacer.

JUIN

17 juin (L'Union Agricole)
Médaille : Par arrêté du Ministre de l'Agriculture, une médaille de vermeil a été décernée à M. Bertrand Le Bihan, juge de paix à Bannalec, qui s'est distingué dans l'é tablissement de la statistique agricole décennale de 1882.

JUILLET

29 juillet (L'Union Agricole)
Un petit verre : Par ces chaleurs torrides, on ne songe qu'à boire. C'est ce qui fait que Morvan et Gallo, le premier, cordonnier, le second, ramoneur, apercevant une bouteille de vin dans le cabaret de Mme Crédo, ne purent résister à la tentation de s'en emparer, pendant une absence de celle-ci, et de la transporter dans un champ. On peut s'imaginer avec quelle rapidité et quel entrain les coups se suivaient. Pas assez cependant pour que Mme Crédo, informée par une voisine qui les avait vus sortir n'ait eu le temps d'aller leur enlever devant le nez ce liquide précieux qui devait calmer leur soif inextinguible. A titre de compensation, les gendarmes les ont mis au frais

AOUT

1 août (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 29 juillet 1885 :
- Pour vol d'une bouteille de vin au préjudice de la femme Hervé, à Bannalec. Gallo Hervé, 50 ans, couvreur, sans domicile fixe, et Morvan Hyacinthe, 30 ans, cordonnier au bourg de Bannalec, chacun à 24heures de prison.
- Pour coups à la femme Coatsaliou : Guillou Christophe, 55 ans, cultivateur au bourg de Bannalec, 6 jours de prison.
- Pour coups au sieur Vigouroux : Gigou Henri-Louis, 26 ans, couvreur au bourg de Bannalec, 6 jours de prison.

SEPTEMBRE

4 septembre(L'Union Agricole)
Instruction primaire : Par arrété de M. le Préfet, en date du 27 août, ont été nommés : Instituteur titulaire : à Baye, Mlle Pouliquen, de l'Eglise-Blanche en Bannalec, ; à l'Eglise-Blanche, Mlle Abéré, en remplacement de Mlle Pouliquen ; Instituteurs-adjoints : à Moëlan, M. Sauveur, de Bannalec ; à Bannalec, MM. Roignant, de Châteaulin, et Le Bellec, de Plougouven.

OCTOBRE

14 octobre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 6 octobre 1885 : Monchicourt Àùguste, 19, ans, chapelier au bourg de Bannalec, â la peine de trois jours d'emprisonnement et une amende de seize francs pour délit de coups et blessures volontaires au sieur Tréguier.

24 octobre (L'Union Agricole)
Accident : La nommée Anna Anquetil, femme Baudet, ménagère au bourg de Bannalec, est tombée accidentellement, mercredi dernier, dans son. escalier ; quand on la releva elle était morte.

NOVEMBRE

11 novembre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 20 octobre 1885 : Pour vol de bois au préjudice du sieur Marion, Millour Christophe, 24 ans, journalier demeurant au bourg de Bannalec est condamné à la peine de trois mois d'emprisonnement.

29 novembre (L'Union Agricole)
Gendarme courageux : C'était noces et réjouissances au bourg, dans l'après-midi du 24 novembre dernier, vers trois heures. Les deux mariées étaient accortés sous leurs coiffes et, ma foi, fort plaisantes à voir. Aussi les invités s'en donnèrent-ils à cœur joie. Les bombardes et les binious sonnèrent gaiement : dire le nombre des gavottes dansées serait chose impossible. A 150 mètres de là, un domestique du château de Quimerch labourait philosophiquement le champ de ses maîtres, lorsqu'à un détour de sillon, l'une de ses bêtes, un cheval entier de cinq ans, s'embarrassa dans ses traits. Le domestique voulut le dégager, mais le cheval lit un bond de côté, le trait se tendit entre ses jambes de derrière, et du même coup l'attelage partit au galop daus la campagne, traînant après soit la charrue, franchissant fossés et barrières, renversant les obstacles et menant un fracas épouvantable. Les deux chevaux arrivèrent à fond de train, en cet état, sur la route, non loin des deux noces que rien ne pouvait avertir à cause du bruit de la muisique et des danses. Un malheur était imminent. Par bonheur, le gendarme Le Toullec, de service de planton à la résidence, se trouvait à sortir de la caserne au même moment. Ce brave militaire s'empara d'un morceau de bois, se jeta résolument à la tète de l'attelage, frappa l'une des bêtes sur le nez et parvint enfin à les maîtriser toutes deux, après avoir affronté un réél danger. Le dévouement du gendarme Le Toullec est digne d'éloge et fait le plus honneur au corps d'élite auquel il appartient.


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