EÑVORENN BANALEG |
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JANVIER
2 janvier (L'Union Agricole)
Elections : Les deux candidats républicains au Conseil d'arrondissement ont été désignés jeudi par le comité républicain cantonal réuui à cet effet. Comme nous l'avions prévu, ces candidats sont : M. Hervé Jules, maire de Bannalec et M. Le Dérout, maire du Trévoux, qui ont accepté la candidature. Ce double choix a été fait à l'unanimité. Il a été ratifié entièrement et a reçu le meilleur accueil dans toute l'étendue du canton. Le parti monarchique, dit-on, a désigné deux candidats : M. Le Pustoch, candidat aux dernières élections municipales, et M. Le Gorju, de Kerendémézec, en Kernével. En présence de MM. Hervé et Le Dérout qui apportent leurs services passés, leur expérience des affaires et leur intelligence reconnue, et des candidats réactionnaires, nous laissons les électeurs juges. Nous sommes persuadés qu'ils donneront tous leurs voix aux candidats républicains, MM. Hervé et Le Dérout : ils sauvegarderont ainsi leurs intérêts et feront actes d'administrateur prudents.
11 janvier (L'Union Agricole)
Rumeurs : M. Le Noc, docteur-médecin, prévient sa clientèle qu'il n'a pas l'intention de quitter Bannalec comme on en fait courir le bruit.
27 janvier (L'Union Agricole)
Vol : Une ménagère de Bannalec, la nommée Véronique Bernard, femme Le Bail, a été victime mardi, d'un vol d'effets estimés 25 fr. Cette femme avait déposé son linge sur une haie près de sa demeure pour le sécher. Le voleur est resté jusqu'à présent inconnu.
FEVRIER
3 février (L'Union Agricole)
Vol : Tribunal correctionnel de Quimperlé Audience du 29 janvier : Vol de viande au préjudice de Le Bail, boucher à Bannalec : Pérez Marie-Anne, 30 ans, ména gère à Bannalec, à la peine de 15 jours de prison.
22 février (L'Union Agricole)
Facteurs ruraux : Par arrêté préfectoral, en date du 13 février 1889, Le Cornec Christophe est nommé facteur rural à Saint-Renan, en remplacement de M. Le Moing, appelé à Bannalec ; M. Varlet, Henri-François, facteur rural n° 1 à Bannalec, est nommé facteur rural n° 2 au même bureau, en remplacement de M. Morvan, décédé. M. Salaun Pierre-Marie, facteur local n° 1 à Bannalec, est nommé facteur rural n° 1 au même bureau, en remplacement de M. Varlet. M. Salaun Yves, facteur local n° 2 à Bannalec, est nommé facteur local n° 1 au même bureau, en remplacement de M. Salaùn Pierre. M. Le Moing, Alain, facteur rural à Saint Renan, est nommé facteur local n° 2à Bannalec, en remplacement de M. Salaûn, Yves.
MARS
1 mars (L'Union Agricole)
Accident : Le 26 courant, vers 4 heures du soir, un affreux accident est arrivé au nommé Rospabé, domestique à Bannalec. Rospabé venait d'acquérir une portion de terre dans la commune et avait à cet effet emprunté l'attelage de son patron, M. Le Dérout, propriétaire à Kermorn, pour aller à Pont-Aveu, prendre du sable destiné à fumer sa petite propriété. A son retour, à quelque distance de la gare, en voulant éviter une voiture qui arrivait en sens inverse, il s'approcha trop du cheval de limon qui lui marcha sur le pied et il tomba. Le lourd véhicule continuant sa marche, passa diagonalement sur le corps de Rospabé, lui fracturant les jambes au-dessus du genou. Relevé et transporté chez la veuve Le Du, Rospabé a été examiné par M. le docteur Le Noc, qui a déclaré que son état était très grave. M. Hervé, maire de Bannalec, a fait les démarches nécessaires pour le transport du blesse à l'hôpital de Quimperlé où il a été admis d'urgence.
13 mars (L'Union Agricole)
Gendarmerie : Par décision ministérielle du 28 février dernier, M. Coz, gendarme à cheval à Pont-Croix, passe en la même qualité à Bannalec en remplacement de M. Morin, gendarme à Bannalec, qui passe à Pont-Croix.
17 mars (L'Union Agricole)
Incendie : L'incendie qui a eu lieu à Pont Glaérès en Bannalec et dont nous avons parlé dans un de nos derniers numéros était plus important qu'on vous l'avait annoncé. Le propriétaire assuré à la compagnie le Soleil a reçu de l'agent général de cette compagnie 1542 francs pour les dégâts, et la veuve Cadic, locataire a eu pour sa part 1 681 fr. Cette malheureuse veuve, mère de cinq en fants dont l'aîné n'a que 12 ans, eût été réduite à la plus grande misère si elle n'avait été assurée. Cette sage précaution est trop souvent, négligée à la campagne et il serait à désirer que le nombre des indifférents diminuât.
20 mars (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé Audience du 13 mars : Contravention à l'arrêté préfectoral du 24 septembre 1888, qui prescrit la levée des vannes à une hauteur de 0,40m lorsque les usines chôment.Laurent Mathieu, Meunier au moulin de Roshuel en Bannalec, à une amende de 30 fr.
AVRIL
12 avril (L'Union Agricole)
Chien enragé : Un chien de forte taille, sous poil blanc tacheté de jaune, supposé atteint de la rage, a été poursuivi le 1e avril par plusieurs personnes des hameaux de Kermoal, Vieux-Castel et Kérantrévoux, en Bannalec. Ses traces ont été perdues aux environs de Logan, en Trévoux. Mercredi dernier, le cadavre de ce chien a été trouvé sur les terres de Kerros en Bannalec et enfoui immédiatement, mais la police n'a pas été prévenue de ce fait. Ce chien portait un collier avec l'inscription suivante : M. Lefranc - Kergoat Carhaix (Finistère). Plusieurs chiens mordus ont été abattus par leur propriétaire.
21 avril (L'Union Agricole)
Chien enragé : Nous avons reçu de Kergoat (Carhaix) la lettre suivante : Monsieur le Rédacteur, J'ai lu, dans votre journal du 12 avril, sous la rubrique Bannalec, qu'un chien de forte taille avait été abattu à Kerros Ce chien, disiez-vous, portait un collier au nom de M. Lefranc, de Saint-Hernin. Je viens aujourd'hui vous certifier que depuis plus de deux ans M. Lefranc n'a pas eu un seul chien en sa possession. Il décline donc, par conséquent, toute responsabilité à ce sujet Le collier que portait le chien abattu, est un collier qui a été perdu probablement. Je vous serai donc bien obligé de vouloir bien faire cette petite rectification dans un de vos prochains numéros. Veuillez agréer, etc. G. GOURDIN, Maire de Suint-Hernin.
MAI
31 mai (L'Union Agricole)
Suicide : Mardi dernier, le nommé Fourmentin, tonnelier, âgé de 48 ans, s'est pendu à un arbre situé près de sa demeure, à Loge-Bigouarn. Fourmentin était devenu sombre depuis quelque temps par suite des ennuis que lui causait la construction d'une maison et il ne jouissait pas de la plénitude de de ses facultés.
JUIN
23 juin (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé : Audience du 18 juin : Contravention à l'arrêté préfectoral du 24 septembre 1888 qui prescrit aux usiniers de fermer les vannes motrices de leurs usines l'orsqu'elles chôment : Sinquin Mathieu, 28 ans, meunier en Bannalec, â 25 fr. d'amende.
Pêche : Salaun René, 40 ans, cultivateur à Bannalec, à 10 jours de prison et 60 fr. d'amende.; Salaun François, 18 ans, demeurant au même lieu : 25 fr. d'amende. .
JUILLET
AOUT
21 août (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé : Audience du 6 août : Salaun François, 50 ans, journalier à Bannalec : 6 jours de prison et 5 fr. d'amende.
SEPTEMBRE
13 septembre (L'Union Agricole)
Fête : Favorisé par un temps splendide, le pardon de Bannalec a brillamment réussi : il y avait foule de promeneurs et de promeneuses aux fraîches toilettes. Nous applaudissons aux efforts et au succès qu'ont obtenu messieurs les Commissaires avec les différentes parties du programme. Nos éloges doivent surtout s'adresser à la vaillante Lyre Quimperloise qui n'a cessé un seule instant, sous la direction de M. Le Breton, de mériter sa bonne réputation : si une critique peut être adressée aux musiciens ce serait celle d'abuser trop de leurs forces.
Voici les résultats des courses : Courses de chevaux (galop) : 1° prix, Jaouen Alain d'Elliant ; 2° Péron Christophe, de Nizon ; 3° Laudrein Joseph, de Quimperlé..
- Trot : 1° prix, Benn Auguste de Pont Aven ; 2° Démézet Louis, de Kernével. 3° Gornouec Jean-Marie fils, de Bannalec.
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Courses de vélocipèdes : 1° prix, Le Roch, de Quimperlé. 2° Bihan Louis, de Quimper.
De nombreux prix ont été distribués aux luttes qui ont été des plus intéressantes et présidées par M. de Kerjégu, Conseiller général.
La gavotte n'a pas chômé et les danseurs ne se sont pas laissés rebuter par la chaleur ni par l'inégalité du sol. Comment dépeindre ces milliers de bras entrelacés, de poitrines haletantes ; des milliers d'yeux phosphorescents, de jambes frétillantes ? Comment donner une idée de ces couples entraînés dans un tourbillon par des binious endiablés ? Il faudrait un autre pinceau que le nôtre pour brosser un pareil tableau. Aussi prudemment, y renonçons-nous. Beaucoup de jeunes gens ont laissé, dit-on, leurs cœurs à Bannalec se promettant d'y retourner bientôt pour chercher celles qui les auront recueillis.
Les prix ont été décernés aux danseurs suivants : le prix, Boëdec Anatole, de Bannalec. 2e Moal Louis, de Rosporden. 3e Guiffan Louis, de Bannalec. 4e Merdy, de Scaër. 5e Mestric Yves, de Pont-Aven. 6e Kerhervé François, de Bannalec.
La soirée a été digne de la journée. Les illuminations de la mairie étaient très belles et la retraite aux flambeaux avait attiré une foule énorme. La Marseillaise jouée au départ et à l'arrivée a été bissée au milieu des applaudissements et aux cris de : Vive la République ! L'assemblée de Bannalec laissera certainement dans l'esprit de tous le meilleur souvenir.
OCTOBRE
NOVEMBRE
DECEMBRE
15 décembre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé : Audience du 10 décembre : Le 23 octobre dernier, Hélène Brod femme Le Bihan, cultivatrice au village de Kermeuzec en Bannalec se rendait à un autre village pour y chercher du chanvre. Un chemin de traverse tout à fait impraticable sépare les deux villages, de sorte que la femme Le Bihan était obligée defaire son passage par le champ d'un nommé Balquer avec lequel elle est en procès, relativement à ce passage. A peine était-elle entrée dans le champ que les femmes Balquer et Capitaine se ruèrent sur elle et la maltraitèrent affreusement. Balquet, qui travaillait un peu plus loin, vint à son tour et, au lieu de séparer les combattantes, porta deux coups de sabots dans le dos de la femme Le Bihan alors qu'elle était étendue presque sans connaissance dans la douve du fossé. De retour chez elle, et ce ne fut pas sans peine qu'elle y arriva, la femme Le Bihan s'alita. Le docteur Le Noc, de Bannalec, appelé pour la soigner, constatat qu'elle; avait une forte contusion à la région lombaire semblant, ainsi que d'autres hlessures, siégeant à la même région, avoir été faite par un corps dur, tel que des sabots. Il déclara même que la femme Le Biban, enceinte de 2 ou 3 mois, pouvait à cause du trunmatisme qu'elle avait, subi, devenir la victime d'un événement fort grave. En effet, M. Le Noc appelé postérieurement a donné des renseignements sur l'état de la.victime, déclara que, l'événement qu'il craignait s'était produit et qu'il ne pouvait être attribue qu'aux coups reçus par la femme Le Bihan. L'incipacité de travail a été d'une durée, de plus de 20 jours. En conséquence, Balquet est condamné à quatre mois de prison, la femme Balquer à trois mois et la femme Capitaine à un mois de la même peine et tous trois solidairement aux frais.
A la même audience, le sieur Sinquin Mathieu meunier au moulin de Pont-ar-Roff en la commune de Bannalec a été condamné à une amende de 50 fr pour avoir contrevenu à l'arrêté préfectoral du 1e juillet 1889. Cet arrêté prescrit aux propriétaires ou fermiers d'usines ou moulins dès que les eaux dépassent le niveau légal de la retenue pour les arrages réglementés, ou le niveau des parties les plus basses des réservoirs et de sommets de vannes de décharge pour celles qui ne sont pas réglementées, de lever une ou, s'il est nécessaire, plusieurs vannes de décharge pour maintenir les eaux à ce niveau. Une seule vanne, sur dix-huit que possède le moulin de Sinquin, était levée à une hauteur de 30 centimètres, et une lame d'eau de 25 cent, glissait sur le sommet de la chaussée, ce qui constituait une violation dudit arrêté. Les propriétaires des usines et moulins qui ne possèdent pas de barrages réglementés, sont donc obligés pour se conformer au dit arrêté, lorsque les eaux dépassent le niveau légal, c'est à-dire les sommets des chaussées ou des vannes de décharge, de manœuvrer celles-ci de manière à empêcher toute surélévation des eaux, sous peine d'être responsables des dégât qu'elles pouraient occasionner, indépendamment des poursuites correctionnelles.
29 décembre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé : Audience du 24 décembre : Vol de bois : Ténier Joseph, 29 ans, charbonnier à Bannalec, à la peine de 20 jours de prison .