Bannalec

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Bannalec en 1886

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FEVRIER

10 février (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 2 février 1886 : Pour chasse sans permis et chasse en temps de neige, Pérou Henri. 16 ans, cultivateur, au village de Trémeur, en Bannalec, en une amende de 16 francs pour chasse sans permis, en une amende de 50 francs pour chasse en temps de neige, et en une autre amende de 50 francs pour chasse à l'aide d'engins prohibés. La mère de Péron a été par le même jugement déclarée civilement responsable quant aux amendes et aux frais.

FEVRIER

21 février (L'Union Agricole)
Nomination : Par décret de M. le Président de la République en date du 6 février 1886, M. F. Lullien, a été nommé notaire à la résidence de Bannalec, en remplacement de M. Louis Fers, démissionnaire en sa faveur. M. Lullien a prêté serment mercredi dernier, devant le tribunal civil de Quimperlé.

MARS

5 mars (L'Union Agricole)
Rixes : Le 28 février, vers quatre heures du soir, au cabaret de M. Guernalec, deux scieurs de long les nommés M..., et S..., se sont pris de querelle et administrés une volée consciencieuse. Le motif était des plus futiles, une jalousie de métier parait il. Le nommé M..., a été le plus maltraité. Le même jour les nommés G..., et M;:., se sont également mesurés, dans le cabaret tenu par M. Lemeur. Ces deux individus ont été mis d'accord par la gendarmerie, qui leur adressé procès-verbal pour rixe scandaleuse.

Arrestation : Le 3 mars, jour de foire dans cette localité, le nommé Ravier qui avait laissé sa charette sur la route nationale, entravait la circulation. Le gendarme de service lui en fit l'observation et l'engagea à débarasser la voie publique. Ravier, rangea sa voiture sur la place du marché mais, par sa maladresse, cassa un jeune arbre et, sur l'invitation faite par le gendarme de lui donner son nom, Ravier répondit très grossièrement et fut mis immédiatement en arrestation pour outragres par paroles. Il refusa de suivre le gendarme et lui opposa une grande résistance, en le frappant à coup de pieds et de poing ; ce n'est qu'avec l'intervention de deux autres gendarmes que l'on réussit à le mettre sous clef. Ravier a été conduit devant M. le procureur de la République qui donna l'ordre de l'écrouer à la maison d arrêt, où il aura la consolation d'être en famille, son frère y étant déjà pour les mauvais traitements qu'il a fait subir à sa mère,

19 mars (L'Union Agricole)
Tribunal de Quimperlé : Audience du 16 mars 1886 :
- Pour outrages envers la gendarmerie : Ravier, François René Marie, 19 ans, charretier, deemeurant à Quimperplé, à la peine de 8 jours de prison.
- Pour coups et blessures volontaires sur la personne de la nommé Bacon, Carer Anne, 42 ans, femme Salaun, couturière au bourg de Bannalec, à la peine de 6 jours de prison.

AVRIL

MAI

5 mai (L'Union Agricole)
Homicide par imprudence : Un homicide par imprudence a été commis dimanche, à 5 heures et demie, au village de Pont-Glaeres en Bannalec dans les circonstances suivantes : Un tir avait été organisé par plusieurs personnes et était commencé depuis midi, lorsque le nommé T..., François, en chargeant un fusil Lecraucheux avec deux cartouches à balle, a laissé partir le canon droit en fermant son arme. La balle a atteint en plein dans la poitrine, qu'il a traversée, le nommé Cadic Louis, aubergiste à Bannalec, lequel s'est afï'aissé en râlant. Il était mort. T... a été laissé en liberté.

16 mai (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 11 mai 1886 : Pour avoir le deux mai courant, en la commune de Bannalec, par maladresse, imprudence, commis involontairement un homicide sur la personne du sieur Cadic Louis. Le Taéron François René, 25 ans, cultivateur au village de Keribin, en la commune de Bannalec, à la peine de trois mois d'emprisonnement, en une amende de 50 francs et aux frais. Nota : Le Taéron, le défenseur s'est efforcé de réduire les responsabilités du prévenu pour les rejeter en partie sur l'organisateur du tir pendant lequel le malheureux Cadic a été tué :l'un coup de feu par Taéron. M. le Procureur de la République a retracé toutes les péripéties de l'inceident, il a démontré que seule, la responsabilité de Taéron était engagée et que personne d'autre ne pouvait l'assumer même en partie. En conséquence M. le Procureur de la République a requis contre Le Taéron une rigoureuse leçon de la loi, basant sa sévérité sur ce que ces sortes d'accidents sont trop fréquents dans les campagnes et résultent toujours du manque de prudence ou du défaut de précaution, aussi, le tribunal, sagement éclairé a-t-il donné gain de cause au ministère public, en condamnant Taéron à 3 mois de prison et 50 francs d'amende.

26 mai (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 18 mai 1886 :
- Pour avoir volontairement porté des coups et fait des blessures à Lijour et à Le Beux, Buquen Henri René, 23 ans, demeurant à Kérambrunon en Bannalec, à la peine de six jours de prison et aux frais.
- Pour avoir le 20 avril ¡886, en Bannalec soustrait frauduleusement une jupe à la veuve Daéron, Jollivet Marie Louise, âgée de 33 ans demeurant au village de Loge-Thaéron en Bannalec, à la peine de huit jours de prison et aux frais.

JUIN

JUILLET

28 juillet (L'Union Agricole)
Gendarmerie : Par décision de M. le ministre de la guerre en date du l9 juin 1886, le sieur David Pierre Marie-Alexandre, ex maréchal des logis au 1° régiment du génie, a été nommé à un emploi de gendarme à cheval à la résidence de Bannalec, compagnie du Finistère.

AOUT

1 août (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 6 juillet 1886 :
- Pour avoir à diverses reprises, soustrait frauduleusement du foin au sieur Ropers : Quender Guillaume 61 ans, journalier, au village de Richou, en Bannalec, à la peine de 6 jours d'emprisonnement.
- Pour contraventions aux règlements sur la police des chemins de fer : Guyader Jacques, 33 ans, commerçant au bourg de Bannalec, à une amende de 5 francs.

11 août (L'Union Agricole)
Gendarmerie : Par décision ministérielle en date du 19 juin 1886, M. Lorioux François Léon Marc, ex-maréchal des logis au 28° régiment d'artillerie, est nommé gendarme à cheval à la résidence de Bannlec, Compagnie du Finistère.

SEPTEMBRE

5 septembre(L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 24 août 1886 : Pour coups et blessures volonlaires à Lelouarn François : Enisan Marie Véronique femme Salaun, 38, cultivatrice, demeurant a Bannalec, à six jours de prison et aux frais.

OCTOBRE

24 octobre (L'Union Agricole)
Arrestation : Un ouvrier mouleur des forges de Fougères a été arrêté à Bannalec, par la gendarmerie, pour vagabondage. C'est un nommé J..., né à Vitré (Ile-et-Vilaine). Cet homme a parcouru toute la région, il est depuis très longtemps sans travail, voilà trois mois qu'il ne vit que de mendicité. J... a été écroué à la maison d'arrêt de Quimperlé.

27 octobre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 19 octobre 1886 : Pour avoir, en la commune de Bannalec le 20 septembre dernier, surl'étang de Quimerch péché à la ligne flotante, sans autorisation du propriétaire : Sinquin, Alain, 49 ans, journalier, Philippon Jean Marie, 20 ans, menuisier, Carnot Yves, 18 ans, menuisier; Derrien Mathurin, 33 ans, maçon, Le Cochonnec Joseph Jean Marie, maçon, tous les cinq demeurant a Bannalec. Chacun en une amende de 1 fr et solidairement aux frais.

NOVEMBRE

3 novembre (L'Union Agricole)
Chambre de commerce de Quimper : Nous complétons aujourd'hui la liste des commerçants du canton de Quimperlé appelés à nommer les membres de la chambre de Commerce de Quimper : Baffet Jean Baptiste, épicier ; Cuziat, marchand de beurre ; Gornouec père, boucher ; Guillou François, marchand de fer. Petit Claude, boulanger ; Sénéchal Jacques, boulanger.

Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 26 octobre 1886 : Coups et blessures volontaires : Le Gall Jean Marie 23 ans, cultivateur au village du Richou, en Bannalec, à vingt jours de prison et aux frais.

DECEMBRE

12 décembre (L'Union Agricole)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 30 novembre 1886 :
- Pour avoir sur la rivière le Steir-goz, {affluent de l'Aven), péché la truite en temps prohibé : Le Bourhis Jean Marie, 44 ans, maçon, demeurant au village de Roshuel, en Bannalec, en une amende de 10 fr. et aux frais.
- Pour avoir en la commune de Bannalec, le 6 novembre 1886, soustrait frauduleusement une somme de 75 francs et le 14 du même mois, également soustrait une somme de 20 fr., la première au préjudice du sieur Even, la deuxième au préjudice du sieur Le Meur : Blaise Jean Pierre, 19 ans, domestique, sans domicile fixe.

15 décembre (La Dépêche de l'Ouest)
Tribunal correctionnel de Quimperlé, audience du 30 novembre 1886 :
Mercredi, vers quatre heures du soir, les gendarmes de Bannalec, passant au village de Kreisobet, furent prévenus par M. Louis Derrien, cultivateur et aubergiste, qu'un individu qui avait mis ses deux chevaux à l'écurie, avait menacé de le tuer à l'aide d'un revolver, parce qu'il lui réclamait dix francs, un des chevaux ayant blessé un porc. L'individu en question avait pris la fuite sur un des chevaux, tenant l'autre par la bride. Les gendarmes mirent leurs chevaux au galop et, à trois cents mètres de là, ils arrêtèrent notre homme, qui déclara se nommer Jean Leroux, âgé de 19 ans, domestique, né à Gourin. Les gendarmes ont saisi le revolver et invité Leroux à les suivre. Ils ne lui mirent pas les chaînettes parce qu'il conduisait les chevaux. A quelques centaines de mètres, les gendarmes furent prévenus par des femmes qu'un homme venait de les attaquer et avait pris la fuite après les avoir volées. A ce moment une bourrasque s'éleva et le prisonnier, abandonnant les chevaux, a pris la fuite. Malgré des recherches qui ont duré une partie de la nuit, il a été impossible de mettre la main sur le fuyard.

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