Bannalec

EÑVORENN BANALEG

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Moulin Roshuel

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Rivière
Année de construction
Plans et images
Rosuel, Roshuel
Ster Goz
avant 1540

Le moulin de Roshuel apparaît sous différentes dénominations : moulin de Rosuhel en 1540, moulin à eau de Rosuhel en 1638, Ce moulin dépendait du manoir situé dans le village. En 1638, il est bordé par le grand chemin de Bannalec à Rosporden et les terres de Kergallic. Visible sur les cartes de Cassini (ci-dessus). Situé sur le Ster Goz, en 1848 le moulin, les bâtiments ruraux et la cour représentaient une superficie de 7 ares et 6 centiares.

En août 1681, Joseph Hyacinthe de Tinténiac (1653-1731) fait sa déclaration pour le papier terrier. "Et premièrement, en la maison noble de Rosyhuel, jardins, verger, cour, pourprier, métairie, prées, prairies, issues et franchises avec le moulin du dit Rozihuel (Roshuel) étant au couchant de la dite maison contenant tous ensemble sous fond cent journaux de terre, la dite métairie à présent affermée à Guillaume Simon pour en payer par an de ferme le nombre de trente minots de seigle, par avoine vingt minots et vingt minots de bled noir. Le dit moulin affermé à (pas cité dans le texte) pour en payer par an la somme de cent dix livres, toutes réparations".

Entre 1713 et 1724, le moulin est affermé à Mathurin Madigou (1672-1735) marié à Anne Kerosant (1675-1735). Leur dernier fils, Jan Madigou naît le 13 février 1713 au moulin de Roshuel.

Le 5 septembre 1724, [Me Guichart 4E355/130] Joseph Hiacinthe de Tinteniac Chevalier Seigneur de Quimerch, baille le moulin de Roshuel à Guillaume Le Rodallec et Renée Ezven sa femme de son mari, alors meuniers du moulin de la Porte de Quimerch. Le bail est consenti pour 5 ans pour la somme de 400 livres à commencer le 11 avril 1725. Il comprend le moulin de Roshuel avec son biais, distroit, subjections d'hommes et vasseaux ainsi qu'il se contient avec toutes ses dépendances sans réservation, à la charge de jouir du bien en bons meuniers et père de famille. Le 3 juillet 1728, Michel Rodallec naît au moulin de Roshuel.

Guillaume Rodallec est probablement décédé avant 1729, car le 12 mai de cette année, le Seigneur de Quimerc'h baille le moulin à Yves Ollivier. Le 11 février 1732, sa veuve Renée Ezven se remarie avec Guillaume Gueguen et le 8 octobre 1732, au moulin de Roshuel, naît Yvonne Gueguen leur fille.

Le 8 juin 1735, [Me Guichart 4E355/141] François Hyacinthe de Tinténiac baille pour 240 livres le moulin de Roshuel à Guillaume Gueguen et Renée Even sa femme, demeurants au moulin de Rozhuel. Ce nouveau bail est consenti pour 5 ans à commencer le 14 avril 1736. Le réglement de 120 livres doit se faire tous les 6 mois, le premier terme le 14 octobre 1736 et le second le 14 avril 1737 et continuer ainsi chaque semestre jusqu'à la fin du bail. Dans ce nouveau contrat il est précisé que les preneurs ne prendre aucun bois ni littière pour leur chauffage ; qu'ils auront seulement la nourriture de 2 vaches et 2 chevaux à la pature à la suite des bestiaux de la métairie de Rozhuel ; qu'ils prendront à la même métairie de la lande à piller pour leurs chevaux. En contrepartie, le Seigneur bailleur s'oblige à fournir le bois necessaire pour l’entretien du dit moulin.

En 1739 le meunier de Roshuel se nomme Yves Ollivier mais le 10 août 1739, [Me Guichart 4E355/145] le moulin est affermé pour 5 ans à Jégou Vincent (1707-1750) et sa femme Tourjours Janne (1681-1755) mariés à Bannalec le 26 novembre 1732. Le 20 juillet 1750, Vincent Jégou meurt au moulin de Roshuel. Le bail est consenti à compter du 14 avril 1741 pour la somme de 270 livres.

Le 19 septembre 1754 ferme de 5 ans à Pierre Le Talbodec [Me Guichart 4E355/160] puis le 20 novembre 1759, [Me Guichart 4E355/165] le moulin est affermé pour 270 livres annuels à Louis Le Guernalec fils pour une durée de 5 ans du 14 avril 1761 au 14 avril 1766.

Le 18 mai 1794 (ou 29 Floréal an II), se déroule la vente par adjudication du moulin qui est attribué pour la somme de 4 500 livres à Anne Evenou (1739-1800) veuve Yves Le Guen, (1736-1772) résidant au bourg de Bannalec.

1800

Le 13 février 1800 (ou 24 pluviose an VIII), Vincent Le Goaon accorde la sous ferme du moulin Roshuel à Claude Thomas du Trévoux pour la somme annuelle de 381 fr. Puis le 21 juillet (ou 2 thermidor an VIII) une ferme du moulin pour 9 ans est consenti par Yves Le Guen et femme à Joseph Le Meur pour la somme de 315 fr. Le 8 octobre 1800 (ou 16 vendemiaire an IX), [Me Gourhael Thomas 4E4] un compromis est signé pour le renable du moulin entre Joseph Le Meur, Vincent Le Goaon (1764-1823) et Yves Le Guen pour la somme de 2 933,35 francs. Origniare du Faouët (56), Vincent Le Goaon arrive trés tôt à Bannalec et se marie le 29 septembre 1788 avec Marie Jeanne Le Grouières (1770-1835). Le couple s'installe un temps à Pont Hellec où naît leur première fille Marie en 1790, puis les naissances vont se succéder aux moulins Roshuel et Nabat.

1803

Puis le 1 septembre 1803 (ou 27 fructidor an XI), [Me Gourhael Thomas 4E4] Yves Le Guen (1754-?) (fils d'Yves et Anne Evennou cités plus haut) et Alexise Marie Yvonne Le Faou (1774-1807) sa femme vendent pour la somme de 5 500 francs à Corentin Le Ligeour (1764-1807) et Marie Catherine Le Dars (1761-1807) le moulin de Roshuel avec les dépendances suivantes :

- une prairie nommée Glaren Bras donnant du nord sur la grande route qui conduit de Bannalec à Rosporden et du levant et midy sur terre dépendant du village de Tromelin et du couchant sur la pièce suivante,
- une autre prairie au couchant de la précédente et y attenant donnant du midy au couchant sur les mêmes terres de Tromelin et du nord sur la dite Grande Route,
- un courtil à chanvre au levant du dit moulin et son biais,
- un autre petit courtil au couchant du précédant et attenant au coin du couchant de la maison du dit moulin, tous les objets cy-dessus ayant leurs édifices au cerne,
- un vague situé entre le canal de tournant du dit moulin et les fossés de la grande prairie appartenant à la métairie de Roshuel parce que néanmoins quelque soit la destination que donne les acquéreurs au vague elle ne pourra empêcher la segmentation de la dite prairie par l’endroit actuellement visité

La vente est faite moyennant la somme de 5 500 Francs dont la moitié est stipulée payable sous le 1 octobre 1803 (ou 8 vendémaire an XI) et l’autre moitié le 1 novembre 1803 (ou 9 brumaire an XI).

1809

Par acte notarié du 10 août 1809 passé devant Maître Moreau notaire à Quimperlé, le moulin est affermé à compter du 29 septembre septembre 1809 à François Le Pennec et son épouse Marie Jeanne Le Goaon en remplacement de Marie Claude Thomas Vve de Joseph Le Meur.

1813

Le 7 mars 1813, Grégoire Marie Le Ligeour (1791-1826), praticien demeurant à Quimperlé, vend la moitié de moulin lui appartenant à Pierre Le Mener (1788-1850), meunier du moulin de Goarlot en Kernével pour la somme de 3 000 livres. Le paiement doit se faire comme suit : 1 200 livres tournois le 28 mars 1813, 600 francs le 19 septembre 1815 et 1 200 francs le 29 septembre 1816. [Me Guyho Sanson 4E5/4]

1814

Le 29 août 1814, [Me Guyho Sanson 4E5/4] Vincent Le Goaon et son épouse achètent pour 500 francs une maison nommée "Ty Nevez Roshuel" située sur la grande route de Bannalec à Rosporden, proche le moulin de Roshuel appartenant à Guy Jegou, cultivateur à Kerprima, Joseph Jegou, aubergiste, au bourg, Louis Jegou cultivateur à Kernevel et Etienne Jegou,garçon meunier, demeurant au moulin de Roshuel, en la dite commune de Bannalec.

1821

Le 30 janvier 1821, [Me Guyho Sanson 4E5/12] devant Charles Marie Samson Guyho et Romain François Le Pennec, notaires à Bannalec, Jean Louis Deval et Marie Thérèse Le Ligeour, cabaretiers, demeurant en la ville de Quimperlé, Anne Louise Ligeour, fille majeure, demeurant en la dite ville de Quimperlé et Grégoire Marie Ligeour, receveur buraliste et Marie Thérèse Ruello sa femme, demeurants à Arzano vendent pour la somme de 2 700 livres la moitié du moulin qui leur appartient à Vincent Le Goaon et Marie Janne Le Gouriérès , cabaretiers, demeurant au lieu Thy Névez Roshuel en la commune de Bannalec.

Il est indiqué que les époux Le Goaon prennent les biens en l'état pour eux, leurs hoirs successeurs et ayant cause pour en jouir et disposer de leur propre bien et loyal acquet à compter de la Saint Michel 29 septembre 1821. La vente est consentie et acceptée entre partie en faveur de la somme de 2 700 livres, payable en écu de 6 livres et sans appoints. La somme de 1 500 livres en écus de 6 livres est pris et emporté par les vendeurs. Le surplus formant la somme de 1 200 livres, stipulée payable dans le terme ci après : 600 livres au 29 septembre 1821 et les autres 600 livres dans 15 jours à compter de la présente vente, le tout sans intérêt.

Le 1 février 1821, [Me Moreau Sébastien 4E236/33], Vincent Le Goaon, aubergiste, demeurant en la maison de Roshuel, baille le moulin de Roshuel pour 6 années consécutives à Pierre Le Mener et Michelle Marie Guisquet sa femme, meuniers demeurant au moulin de Roshuel. Pierre Le Mener connait bien le moulin puisqu'il en est déjà propriétaire d'une moitié en indivis. Le bail est consenti avec les conditions suivantes :

- payer pour train de ferme à l’échéance de chaque année de jouissance la somme de 135 francs,
- acquitter les contributions foncières,
- entretenir la chaussée du moulin en 3 endroits, qui sont savoir : vers le champs prochain(?) de Roshuel, d’environ 3 mètres 24 centiares de long (10 pieds), le second de 4 mètres 90 centiares de long (15 pieds) et le troisième de 6 mètres 48 centiares (20 pieds) et de les rendre à leur sortie en bon état de réparation,
- entretenir et rendre à leur sortie, les couvertures des logements en paille et mottes et la maison en ardoises, en bon état, ainsi que les fossés des dits droits, ayant la faculté de disposer des (un mot non lu) en chêne qui pourraient s'y trouver,
- entretenir le moulin au grand renable sur lequel il y a de souche (un mot non lu) appartenant au bailleur, 42 centimètres 12 millimètres de pierre (16 pouces),

Les preneurs ont la nourriture de 2 chevaux, une vache, à la suite des bestiaux du métayer de Roshuel et auront les foins la dernière année

1823-1824

Le 24 novembre 1823, Vincent Le Goaon meurt à Roshuel, laissant une veuve et 5 enfants. C'est elle qui va faire tourner les moulins (Nabat et Roshuel) avec l'aide de ses enfants. Le 23 février 1824 [Me Guyho Sanson 4E5/15] Pierre Le Mener et son épouse Marie Michèle Guichet, meuniers de Roshuel vendent à Jean Le Goaon et Marie Anne David, meuniers demeurant au au moulin de Plessix Orgueil la moitié du moulin de Roshuel leur appartenant pour la somme de 3 045 francs payable en 2 fois, 1 740 francs en mars 1824 et 1 305 à la Saint Michel le 29 septembre 1824. Cette vente résilie de facto le bail à ferme signé le 1 février 1821 entre Vincent Le Goaon et Pierre Le Mener.

1828

Finalement le 30 novembre 1828, Marie Jeanne Le Grouières (1770-1835) veuve Le Goaon baille le moulin l'Abbé à son fils Vincent (1792-1837) et le moulin Roshuel à son jeune fils Jean (1800-1859).


Le linteau de la porte d'entrée de la partie gauche du moulin porte encore le nom de "Vincent Le Goaon".


Sur le linteau de la porte d'entrée de la partie droite du moulin est gracé le nom de "Goaon".

1837

Le 21 novembre 1837, [Me Chardon 4E5/33] par devant Maître Adolphe Chardon, comparaissent Vincent Le Goaon demeurant au moulin l'Abbé, Jean Le Goaon du moulin Roshuel et Marie Le Goaon (1790-1863) assistée de son mari Jean Audren (1803-1857) du moulin Neuf à Moëlan sur mer, tous meuniers. La fratrie Le Goan reconnaissent être proriétaires en indivis de :

1°) du moulin l'Abbé dont le revenu est estimé à 300 francs capitalisé au denier 20 à celle de 6 000 francs.
2°) de la moitié du moulin Roshuel, évalué en revenu à 150 francs, capitalisé au denier 20 à la somme de 3 000 francs.

Ils décident donc que pour faire cesser cette indivision et éviter ainsi les frais d'une licitation ils préférent opter pour le partage suivant :

1°) la moitié du moulin Roshuel à Jean Le Goaon.
2°) le moulin l'Abbé et dépendances à Vincent et Marie Le Goaon par moitié en indivis.

1844

Pour faire la route n° 165 de Nantes à Audierne, le 29 octobre 1844 Jean Le Goaon céde à l'état la section de terrain n° 10 "Prat d'Allaé"pour la somme de 759,20 francs.

1859-1908

Le 7 juin 1859, se déroule au moulin de Roshuel, l'inventaire après décès de Jean Le Goaon, mort le 22 mai 1859. Puis le 8 août 1860, [Me Chardon 4E5/75] un contrat de mariage est contracté par Guy Vincent Simono (1837-1897) avec Françoise Le Goaon (1838-?). La mère de Françoise, Marie Anne David (1807-1873) lui fait à cette occasion donation de du moulin de Roshuel. Le moulin est ensuite vendu par le couple Simono-Le Goaon pour 12 600 francs à Pierre Simono (1827-?) et son épouse Marguerite Guyader, meuniers originaires de Tourch, suivant acte passé devant Maître Chardon le 30 avril 1871.

Dix ans plus tard, suivant acte passé devant Maître Le Strat notaire à Rosporden le 20 janvier 1881, [Me Le Strat 4E238/271] Pierre Simoneau et Mme Margueritte Guyader son épouse vendent le moulin à Mathieu Laurent (1844-1924) et son épouse Louise Sancéau (1849-1936).

Les immeubles figurants au plan cadastral sous les n° 769, 771, 772, 780, 453, 454 et les étangs, barrages et canaux formaient l’ancien moulin de Roshuel que Rachel Marie Anne Bijon veuve de Paul Jules Chardon achète de Mathieu Laurent et Louise Sancéau son épouse suivant acte passé Maître Le Duigou notaire à Scaër le 5 janvier 1891. Dès le 12 janvier [Me Chardon 4E5/133] de la même année Mathieu Laurent, alors meunier au moulin Blanc vend pour 2 100 francs à Louis Le Bec, meunier du moulin de Roshuel le renable consistant en tous les objets composant le mécanisme à 2 tournants du moulin de Roshuel. Cela comprend outre les tournants, les meules courante et dormante, 2 chaussées l'une de 2 mètres de long se trouvant au nord est de la grande prairie de la métairie de Roshuel et l'autre ayant 14,50 mètres de long au sud ouest de la petite prairie de Roshuel.

Le 28 septembre 1897, [Me Chardon 4E5/139] Louis Le Bec (1865- ?) et sa femme Marie Françoise Heydon (1865-?) vendent le mécansime à deux tournants de Roshuel à Jean Louis Guiffant (1869-1928) et son épouse Marie Françoise Pilorgé (1874-1920) meuniers du moulin Roshuel, (5 enfants Guiffant naissent à Roshuel en 1898, 1900, 1902, 1907, 1909).

1909

Le 17 janvier 1909, Rachel Marie Anne Bijon (1846-?) veuve de Paul Jules Chardon (1832-1903) propriétaire demeurant au bourg de Bannalec, baille le moulin de Roshuel à François Quentrec et Isabelle Kersulec son épouse, pour 6 ou 9 années entières et consécutives qui ont commencé à prendre cours le 29 septembre 1909 pour finir soit le 29 septembre 1915 moyennant un avertissement dans le courant du mois d'octobre 1914, soit enfin le 29 septembre 1918, moyennant, outre les charges évaluées 300 francs l'an, la somme de 550 francs de fermage annuel, payable à l'expiration de chaque année de jouissance.

Le 2 octobre 1909, comparaissent devant Maître Biger, Jean Louis Guiffant (1869-1928) et son épouse Marie Françoise Pilorgé (1874-1920) meuniers du moulin Roshuel et Louis Lannurien, moulageur demeurant à Fouesnant expert choisi par François Quentrec (1853-1940) et Marie Isabelle Kersulec (1861-1927), meuniers demeurant à Beuzec Conq pour procéder à l'estmation du mécanisme composant le renable du moulin de Roshuel :

I. Le moulin à seigle : l'arbre et sa charge : 210 f. ; le palier et ses glands : 10 f. ; le levier et son montant : 1,50 f. ; la lanterne garnie : 12 f. ; 4 pièces de curage : 10 f. ; 4 pièces de bridage et 2 montants : 20 f. ; 6 planches à couvrir : 3 f. ; la trémie et ses accessoires : 10 f. ; 6 madriers : 20 f. ; la meule dormante ayant 1,66 mètre de diamètre et 54 centimètres d'épaisseur avec cercles et assemblage compris : 352 f. ; la meule courante ayant 1,66 mètre de diamètre sur 54 centimètres d'épaisseur avec cercle et assemblage compris : 280 f. ; le grand fer et la croix pesant ensemble 38 kg : 57 f. ; une loge à farine et son conduit : 2,50 f.

II. Le moulin à blé noir : l'arbre et sa charge : 200 f. ; le palier et ses glands : 10 f. ; le levier et son montant : 2 f. ; la lanterne garnie : 12 f. ; 4 pièces de curage : 8 f. ; 4 pièces de bridage et 2 montants : 14 f. ; 6 planches à couvrir : 3 f. ; la trémie et ses accessoires : 6 f. ; 10 madriers : 20 f. ; la meule dormante ayyant 1,66m sur 53 centimètres d'épaisseur avec cercle et assemblage : 344 f. ; la meule courante ayant 1,66 m de diamètre sur 39 centimètres d(épaisseur avec cercle et assemblage : 252 f. ; le grand fer et la croix pesant 35 kg : 55,50 f. ; l'auge à farine et son conduit : 2 f.

III. Objets communs à l'intérieur : une grande poutre soutenant les madriers ayant 5,40 m de longueur : 45 f. ; le grand et le petit cable pesant 41,5 kg : 24,90 f. ; la grande et la petite poulie : 60 f. ; 1 muretin soutenant les marbres ayant 1,20 m de hauteur sur 6,40 m de long : 10 f. ; 2 piles soutenant les madriers et 2 lunettes : 45 f. ; 2 escaliers : 6 f. ; 1 barre de fer et 1 croc pesant 23 kg : 26 f. ; marteaux pesant 13 kg : 27,60 f. ; 1 balance et ses poids : 15 f. ; 1 chaise : 0,50 f.

IV : Objets communs à l'extérieur : chaussée soutenant les marbres à l'extérieur ayant 6,30 m sur 1,50 m de hauteur : 8 f. ; massif en maçonnerie au dessous des vannes ayant 2,40 m sur 3,80 m de hauteur : 6 f. ; le canal conduisant l'eau sur le moulin à seigle ayant 2,65 m de longueur : 7,95 f. ; le canal conduisant l'eau sur le moulin à blé noir ayant 4,60 m de longueur : 13,50 f. ; 1 petit pont en bois au dessous des vannes : 1,50 f. ; 2 vannes : 12 f. : 1 petit pont au dessus des vannes : 1,50 f. ; 1 vanne de décharge et parements de murs : 18 f. ; 10 mètres de chaussée : 40 f. ; 14 mètres de chaussée : 16 f. ; 1 vanne de décharge : 10 f..

L'estimation totale du moulin de Roshuel s'élève alors à la somme de 2 310,95 francs.

1910

Le 19 juin 1910, [Me Biger 4E5/163] François Quentrec (1853-1940) et Marie Isabelle Kersulec (1861-1927) son épouse, demeurant ensemble au moulin de Trévidiern en la commune de Beuzec Conq cède à leur gendre et fille, Alain Sinquin et Hélène Quentrec son épouse, meuniers demeurant ensemble au moulin de Roshuel, leur droit pour les 5 années et 6 mois ou 8 années et 6 mois qui restent à courir, à compter du 29 mars 1910. Ce transport de bail concerne le moulin à eau nommé Moulin de Roshuel, consistant en bâtiments d'habitation et d'exploitation, maison de moulin, terres chaudes, terres froides, landes, cours, courtils, prés, prairies et pâtures.

1918

Le 15 septembre 1918, [Me Biger 4E5/171] Marie Anne Rachel Bijon veuve de defunt Maître Paul Jules Chardon, propriétaire demeurant au bourg de Bannalec vend le moulin de Roshuel à Alain Sinquin (1884-1959) et Hélène Jeanne Marie Quentrec (1883-1934) son épouse. Les immeubles vendus consistent en :

Un moulin à eau, nommé le Moulin de Roshuel situé en la commune de Bannalec comprenant :
1°) un bâtiment couvert en ardoises servant de maison d’habitation et maison de moulin
2°) un bâtiment couvert en chaume servant de crèche et d’écurie au couchant de la dite maison
3°) une cours au midi des articles précédents
4°) une crèche couverte en chaume au midi de la cours
5°) une petite crèche à porcs au levant de la dite crèche

Ces immeubles figurent au plan cadastral sous le n° 771 de la section B pour une contenance de 7 ares 6 centiares. S'y ajoutent :

6°) un courtil nommé Lior Dréon An Ty Jigu au plan cadastral sous le n° 772 de la section B pour une contenance de 3 ares 60 centiares
7°) une prairie nommée Ar praden et ayant ses édifices au cerne fors du couchant .. la grande prairie et figurant au plan cadastral sous le n° 769 de la section B pour une contenance de 25 ares et 82 centiares
8° ) une prairie nommée Prat Bihan et Parc d'Alaë figurant au plan cadastral sous les n° 453 et 454 de la section N pour une contenance de 62 ares et 42 centiares
9° ) un courtil nommé Liors Bras ayant ses fossés au cerne, figurant au plan cadastral sous le n° 780 de la section B pour une contenance de 28 ares 22 centiares
10°) un petit emplacement de maison sans édifice au levant côté midi de l'article précédent figurant au plan cadastral sous le n° 781 de la section B pour une contenance de 70 centiares
11°) la presque totalité d’un champs terre labourable nommé Parc Cos Pennigou qui sera limitée au levant par le prolongement en ligne droite par les fossés levants des n° 774 et 780. Ce champs figurant au plan cadastral sous le n° 773 de la section B contient sous fond environ 38 ares 29 centiares devra être clos par un fossé qui sera la propriété des acquéreurs
12°) un champs de terre labourable nommé Parc Zon figurant au plan cadastral sous le n° 762 de la section B pour une contenance de 55 ares 50 centiares
13°) une prairie nommée Ar prat figurant au plan cadastral sous le n° 750 de la section B pour une contenance de 33 ares 5 centiares
14°) La partie se trouvant au midi de la ligne de chemin de fer d’un champs de terre froide nommé Ar Hoat ayant son fossé levant et figurant au plan cadastral sous le n° 774 de la section B pour une contenance de 48 ares 58 centiares
15°) la portion se trouvant au midi de la ligne de chemin de fer d’un champs de terre froide nommé Stang Zon figurant au plan cadastral sous le n° 749 de la section B et contient sous fond environ 1 hectare 11 ares 50 centiares
16°) et la portion se trouvant au midi de la ligne de chemin de fer d’un champs de terre froide nommé Stang Zon figurant au plan cadastral sous le n° 748 et contenant sous fond environ 18 ares, 30 centiares.

Mme Chardon, vendeuse, conserve comme par le passé le droit de passage par la cours du moulin pour desservir la grand prairie de Roshuel. Elle garde également le droit à toute l’eau nécessaire pour arroser la dite prairie suivant les coutumes et usages des prairies bordant les canaux des moulins, la bordure du canal donnant sur la dite prairie reste la propriété de Mme Chardon mais les acquéreurs ont le droit d’y puiser pour les besoins du moulin.

Au début des années 1960, le moulin de Roshuel est la propriété d'Hélène Jeanne Marie Sinquin (1912-2003) et de son mari Louis Marie Rioual (1911-1986), meunier à Roshuel depuis 1946.